Article, Écologie, Blogue, Critique, Littérature, Mode de vie, Motivation, Québec, Soin&Bien-être, Véganisme, Vegan

Critique: La Beauté sans cruauté

9782895687290_largeLe mois de mars fut un mois très occupé niveau lecture. Autant pour des romans que pour des abécédaires ésotériques et occultes, je suis néanmoins tombée sur un livre qui m’a attirée par sa couverture et son titre direct : La Beauté sans cruauté de Marie-Noël Gingras. Le petit lapin chocolat me regardait droit dans les yeux. Je sus que ce livre serait mien. Et je l’ai dévoré en une soirée. Pour celles et ceux qui s’intéressent à l’impact de notre consommation sur les animaux, cet ouvrage est un bijou de vulgarisation.

Je ne connaissais pas l’autrice ainsi que son parcours. J’ai donc découvert une personnalité bienveillante et intelligente à travers son ouvrage. Marie-Noël est connue par son blogue Sans Cruauté et collabore à de nombreux projets et collectifs favorisant le véganisme au Québec. Inspirant, n’est-ce pas?

 

Le concept du sans cruauté

On l’entend et on le lit partout. Mais fondamentalement, qu’est-ce que c’est? Il s’agit d’une pratique ou d’un produit dont humain ou animal n’a connu aucune souffrance lors de sa conception. Cela signifie mieux consommer, se renseigner sur la provenance de ses vêtements, prendre conscience des tests sur les animaux dans notre société moderne et se responsabiliser graduellement dans ses choix d’achat. Bref, consommer de façon éthique et réfléchie.

 

Le livre en soi

Immaculé et parsemé de dessins, ce guide explique concrètement ce qu’impliquent les expérimentations animales en laboratoire. On nous ouvre la porte à l’antispécisme, une notion plus complexe qu’il n’y paraît. Le lecteur assimile ce mouvement qui s’oppose au spécisme – système qui place l’espèce humaine au-dessus des autres. Cela justifie l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains. Ainsi, selon l’antispécisme, le spécisme est une idéologie condamnable et un mouvement de libération animale est nécessaire. Il date des années 1970 et défend que l’espèce (humaine ou animale) n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder.

La lecture se poursuit sur le chapitre de la beauté, des produits ménagers, de la mode, puis des recettes cocooning et pratiques à faire soi-même. Sans être trop chargés d’informations, nous apprenons beaucoup sur l’envers du décor des marques commerciales. Les enjeux liés à l’utilisation des animaux sont décortiqués, décrits et contre-attaqués par des idées porteuses de changement. La Beauté sans cruauté ne se vend pas comme un ouvrage coup de poing. Il dénonce, mais se veut avant tout sympathique, mignon et fourmillant de pistes à explorer.

Grâce à ce livre, j’ai véritablement assimilé que notre société (occidentale et développée! Les pays sous-développés n’ont pas les ressources de faire autrement.) s’est construite sur l’exploitation animale. Cette structuration sociale et politique s’organise autour d’une appropriation des animaux et de leurs productions. Ils sont considérés comme de la marchandise et des biens acquis, tout simplement. Et puisque l’idéologie courante banalise et justifie le spécisme en le rendant moral et acceptable, personnellement, je trouve ça très triste.

Pourtant, La Beauté sans cruauté est un guide qui fait du bien. Que ce soit l’autrice, son approche et son optimisme, nous sommes motivés à changer individuellement afin d’améliorer notre monde.

 

Achat possible sur Les Libraires: La Beauté sans cruauté

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s